dimanche 20 avril 2008

Visa story…

Eh oui, ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu d’histoire « fil rouge »! Mais bon, vu que j’ai été plutôt pas top et que je n’ai pas mis le blog à jour, ça va être une histoire fil rouge en un post…

Bref.

Rappelez-vous, il y a quelques mois, vers fin Novembre, je recevais enfin l’approbation de mon premier visa stagiaire. Ce dernier m’était accordé jusqu’au 18 Mars (date qui prendra toute son importance dans un moment) à la condition que je travaille pour le même employeur. En gros, que mon sponsor reste le même ainsi que les conditions de travail.

Je ne vous cache pas que depuis Novembre, j’ai changé de stage, de lieu de travail, de sponsor, de tuteur… lol

Enfin bref, donc fin Décembre, je finis mon premier stage, je passe par une grande période de doute : Paris ou Sydney ? Sydney ou Paris ? Le résultat des courses, tout le monde s’en doute (bon ok, j’essaie de mettre du suspens !! :P ) : je reste à Sydney.

Les 3 premiers mois à travailler pour GSK mais toujours au NCIRS.

Ca tombe très bien, pas besoin de renouveler le visa pour le moment. Bon ok je ne fais plus la même chose, je suis payée, bref. Peu importe, personne ne le saura.

Pendant quelques temps, je ne sais pas si j’en avais parlé sur le blog, mais il y a eu une période de flottement avec James (Je cite : « Hmmm well, have i told you im gonna be a Daddy ? » lol J’étais la seconde de tout le NCIRS à le savoir, non je ne citerai pas mes sources mais ce qui est sur, c’est que je le savais bien 2 mois avant qu’il se décide à me le dire. Et heureusement, sinon jamais je n’aurais aussi bien pris ses absences, sautes d’humeur, tête dans la lune, non ponctualité… ah, c’est pas nouveau ça ! Mais si si, je l’aime vraiment bien, juré J ) Du coup, il était donc comme je l’ai dit pas mal absent. Raina et moi, dès qu’on pouvait, on essayait de l’attraper pour qu’il lance la Nomination pour mon second visa.

Nomination – définition : demande au gouvernement de la part de l’entreprise s’il y est possible qu’elle embauche un stagiaire pour une durée et fonction déterminées.

Second définition : étape inutile qui a bien failli me faire passer quelques temps en Nouvelle Zélande (ce qui dit comme ça n’a pas l’air si mal !)

Bref, sinon pendant ce temps là, je préparais mes papiers, toutes les photocopies de passeport, CV, formulaires etc…

Finalement, le 15 Mars, James lance la nomination.

Je devais commencer GSK le 7 Avril.

James – « No worries, j’ai lancé la nomination, tu es sous un niveau visa maintenant, un visa intermédiaire en attente de la réponse ». Cool parce que mon ancien visa expire le 18 !

Le 21, la nomination est approuvée : je peux faire ma demande de Visa.

Ensuite vient le long week-end de pâques. Puis James est absent jusqu’à Mercredi, jour durant lequel je vérifie avec lui tous mes papiers (histoire que les dates et les mensonges – un bien grand mot pour quelques écarts à la réalité… - coïncident ;)

Jeudi matin, après quelques hésitations – dont les diverses raisons étaient toutes plus ou moins liées à la flemme et me sachant sous un visa intermédiaire, pas de pression - je vais finalement à l’ambassade. Tous les papiers étant prêts, à l’ouverture, alé en 10 minutes, c’est fait.

2 heures plus tard je ressors, toute rouge, oscillant entre des envies de meurtres, de retourner en France, non mais c’est quoi ce pays de m…. [L’Australie] ou de m’asseoir parterre et me mettre à pleurer. Au lieu de cela, je suis retournée au NCIRS (jamais mieux que chez soi ! rha) pour raconter tous mes malheurs à Amy, Nancy, James, ….

Alors je vous explique.

Etape 1 : Je prends tranquillement et souriante mon ticket. Je m’assois très sagement sur les canapés tout sauf moelleux et je regarde le journal TV français – sont bien à l’ambassade ;)

Etape 2 : Je suis appelée quelques minutes plus tard à un guichet. Je sors toutes mes affaires et je souris poliment à la madame. Quand elle me regarde et qu’elle me dit : « ben vous avez pas de visa pour le moment ? » je lui réponds très tranquillement que si, mon tuteur m’a dit qu’étais sous un ‘bridging visa’. Quand sans me regarder elle me dit que non et que je suis en Australie en tant que clandestine, je me demande si elle a pas fumé un peu.

Etape 3 – où je commence à me dire que ça a quand pas l’air si évident que ça cette affaire et où je sens toute ma confiance s’envoler.

La madame finit par me dire, après avoir pianoté 5 minutes sur son clavier qu’elle pense que je ne peux pas faire de demande de visa, n’en ayant actuellement pas.

Là je me dis, ne prenant pas encore l’ampleur de l’affaire, que c’est quand même un bête système : t’as pas de visa, t’es – pour rester polie - plutôt dans la galère, eh ben tu restes dans la galère ou tu dégages.

Non je ne veux rien entendre sur les politiques d’immigration française.

Etape 4 – là où c’est plus rigolo du tout

Bon je finis par faire tilt et doigts croisés, touchant du bois (la table), je demande, d’un ton très décontracté : « Et donc je fais quoi ? »

Pendant 10 bonnes minutes, un dialogue de sourd s’installe entre nous deux : elle me dit que normalement il faut faire comme ci, comme ça et moi je lui dit que bon d’accord, mais quand on n’a pas fait comme ci et comme ça, comment on fait alors ?

Finalement, elle me dit qu’elle va demander à sa chef parce qu’elle sait pas – incompétente va ! lol Non sans rire, l’embêtant dans cette ambassade c’est qu’une personne sait tout à propos d’un visa spécifique mais alors dès qu’il s’agit d’un autre visa, rien du tout !

Elle revient alors me disant que j’ai deux choix : aller à l’étranger et faire ma demande de là-bas ou rester ici, faire ma demande maintenant (mais c’est parfait ça dis donc ! ça ne serait pas ce que j’essaierai de faire depuis tout à l’heure ?) et écrire une lettre expliquant pourquoi je n’ai pas renouvelé mon visa quand j’en avais encore un en donnant des raisons clairement hors de mon contrôle, sachant qu’attendre la réponse de la nomination n’est pas considéré comme une bonne raison et que j’ai une probabilité très importante de voir mon visa rejeté si je choisis cette option.

Etape 5 – Le choix

Bon c’est vite vu, papa et maman sont là, je vais quand même pas partir à l’étranger non ?

Mais quand je me suis retrouvée avec ma feuille blanche sous le nez pour donner mes raisons valables, ok j’avoue j’ai paniqué.

Etape 6 – Appel à l’aide ou quand Raina se fâche

La madame me dit alors qu’il faut que j’aille écrire ma lettre autre part et que je revienne quand c’est fait.

A ce moment, je trouvais vraiment plus ça marrant du tout. Je me jette sur mon téléphone et essaie d’appeler James. Pas de réponse. Alors j’appelle Amy.

« Allo Amy, j’te dérange pas ? »

« Nope, bon alors ce visa, c’est fait ? »

Ma voix partant dans l’aigu, mauvais signe ça : « Non, en fait j’ai un ptit problème… »

Quelques minutes après, je me retrouve avec le numéro de portable de Raina en poche et un objectif : la joindre, qu’elle soit en réunion, dans l’avion, qu’elle dorme ou qu’elle boive son café, m’en fous, je la harcèle jusqu’à ce qu’elle décroche. Je sais pas si vous vous rappelez mais Raina, c’est la dame qui m’intimide ;)

Pas besoin de la harceler, elle répond tout de suite et au bout de deux secondes, elle me dit : « passe moi ta madame – elle a pas dit ça comme ça – ou n’importe qui, je veux parler à quelqu’un » Et là, même très stressée et égoistement centrée sur mon problème, je me dis quand même que je plains la pauvre personne qui va devoir affronter Raina, et je suis bien contente de l’avoir de mon côté et pas dans le camp adverse.

Etape 7 – Je refais la queue, je re-prends un ticket, je ré attends, je retourne au même bureau et je dis : Y’a quelqu’un qui veut vous parler ! J’appelle donc Raina et là horreur, ça ne répond pas. Je rappelle encore… toujours pas. Ok, peut-être que c’est psk j’appelle du téléphone de l’ambassade et qu’elle attend mon appel du portable. Je réessaie avec le portable, le tout en face de la madame qui commence à s’impatienter.

Ah oui et je suis passée pour une hystérique aussi : quand j’ai repris un ticket, la personne m’a reconnu et m’a demandé pourquoi je reprenais un ticket. Sur ce sa supérieure est intervenu, m’a donné un verre d’eau et dit que ce n’était pas la peine d’insister, si mon visa était refusé, c’était comme ça. Mais vu que je maintenais qu’il fallait absolument que je revois cette madame, que si si cette fois ça marcherait et que ma voix repartait dans les aigus (je devrait faire du chant !), elle m’a finalement laissé y aller mais tout en me surveillant.

Bref, j’essaie d’appeler raina de mon portable et là une voix – pas Raina – répond et me dit qu’elle n’est pas là, est-ce qu’elle peut prendre un message. Naaaoooon ! Je commence à expliquer ma situation et comme quoi il est cruciale que je parle à Raina et soudain, la voix me dit : « Noémie ? C’est Holly ! C’est pour le visa ? T’inquiètes je vais la trouver ! » J’ai jamais été aussi contente d’entendre Holly ! Bref la suite je sais pas, j’ai filé le téléphone à ma madame et ça a bien duré 15 minutes (mon forfait…)

Finalement, je me suis retrouvée à faire une demande d’application pour le visa avec la lettre que Raina m’a dicté J et en plus une demande de visa intermédiaire (eheh) durant lequel je peux travailler, étant mise pour le moment sous visa intermédiaire de punition : pas le droit de travailler !

Je ressors donc 2 heures plus tard, toute rouge et échevelée me demandant comment ça avait pu rater comme ça, c’était pourtant si bien parti ce matin.

Etape 8 – Pour appuyer ma demande de visa intermédiaire de travail – et il y en avait bien besoin parce que quand j’ai rempli le formulaire, aux questions : pourquoi voulez-vous travaillé ? Par besoin d’argent ? (Non impossible, je ne suis pas censée être payée d’après mon application pour le visa stagiaire, ça va pas aller ça), parce que vous travaillez avec une entreprise et que vous avez un contrat ? (Ben non, la convention de stage est pas vraiment un contrat et surtout je suis supposée changer de sponsor juste maintenant, pas 3 mois auparavant) et pis c’est tout dis donc. Pas d’autres réponses à donner. Donc bon, ouais, l’argumentaire se trouvait réduit.

Du coup, Raina a envoyé un lettre disant que c’était très important pour le projet, pouvait pas être repoussé, blablabla. En recevant en copie la lettre que sa secrétaire a envoyé, je m’aperçois alors avec désespoir que cette… rha cette charmante dame – la secrétaire – ne sait pas écrire, bien embêtant pour une secrétaire hein – et que je m’appelle Noémie Ovdin, que Raina est directrice à l’université de new south walses (wales normalement) et qu’elle fait de l’épodomologie et pas de l’épidémiologie. Cool…

Etape 9 et fin – Après deux semaines de silences, mon stage ayant commencé chez GSK, qui si par malheur apprenait que je travaillais sans en avoir le droit m’aurait clairement virée, je reçois un petit email disant : « nous avons le plaisir de vous annoncer que votre visa stagiaire a bien été approuvé »

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Hello. This post is likeable, and your blog is very interesting, congratulations :-). I will add in my blogroll =). If possible gives a last there on my blog, it is about the Celulite, I hope you enjoy. The address is http://eliminando-a-celulite.blogspot.com. A hug.

Anonyme a dit…

coucou la miss!!!!!!!!!
enfin des nouvelles :))) ça fait plaisir! je commençais a me demander!en tout cas, je vois que l'administration française est tt aussi compétente a l autre bout du monde!!! bon courage pour la semaine gros bisous Elise

Sanh a dit…

zut j'aurai bien voulu que tu reviennes a lyon :p